Le taureau brave ou toro de corrida

Titre Le Taureau brave

  azulero

barre

Ces pages présentent le taureau brave, depuis ses origines historiques, ses différentes
castes ou variétés, sa morphologie: caractéristiques de pelage, de cornes, de comportement, sa vie et son élevage dans le campo, certaines ganaderías parmi les plus réputées, la description de quelques taureaux célèbres, des anecdotes ou tragédies et enfin quelques liens sur le toro bravo.

Retrouvez également les élevages de toros sur Google Earth !

 

L'existence même du taureau de combat est la corrida. 
Le taureau est élevé uniquement pour mourir par l'épée, dans une arène, en se battant contre une autre créature plus faible mais plus intelligente que lui, l'homme. 
Ils réaliseront ensemble une oeuvre artistique émouvante, unique, éphémère, mais parfois impérissable dans la mémoire des aficionados. 

Tout le travail de sélection visant à améliorer, ou sauvegarder, sa physionomie: la musculature, l'encornure, le pelage, mais aussi sa psychologie: la bravoure, la noblesse, n'a qu'un seul but, le combat final contre l'homme. 

 

tête de toro

Il n'existe pas un type unique de taureau brave, ils se différencient par de nombreux traits et caractéristiques, leur génotype et leur phénotype, qui au fil des sélections, ont déterminé leurs caractéristiques zootechniques. 

Perfectionné au plus haut point par l'homme ce magnifique animal de luxe doit faire l'objet de toute notre admiration. 

Le phénotype et le génotype des taureaux actuels sont l'aboutissement d'une sélection d'animaux de diverses spécificités, dont les ganaderos ont fixé les traits et les caractères au fil des ans (ou des toreros). 

Le génotype d'un animal est l'ensemble des caractéristiques génétiques présent dans chaque individu appartenant à une même famille ou encaste et pouvant déterminer leur aspect morphologique.

Le phénotype est l'ensemble des caractéristiques héréditaires physiques apparentes d'un individu. Il peut être dans une certaine mesure dicté par le milieu ambiant.

Le tempérament d'un taureau sera conditionné par : 

la bravoure, la caste et la noblesse
que ses origines lui ont donné.

Le taureau de combat idéal doit être harmonieux de forme et de proportion, avoir:
 

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une tête petite, au large frontal frisé avec de petites oreilles mobiles.

la poitrine ample, un avant-train bas. Vu de face on doit pouvoir voir la cruz, l'endroit idoine où devra se placer l'épée, et derrière devra être visible la naissance de la queue.
Ce type de taureau, idéal pour les toréros est un peu contre nature car l'animal est alors un peu trop "sur les mains". 

une taille  telle que la hauteur à cette même cruz devra être un peu supérieure à la ceinture du toréro.

un poil luisant et lustré, une peau mince laissant transparaître une puissante musculature.

des cornes symétriques fines, recourbées vers l'avant et point trop développées. 

des yeux non saillants, plutôt grands et brillants qui donneront un regard intense "un regard d'homme".

un cou épais et allongé pour favoriser les charges longues, surmonté d'une importante masse musculaire caractéristique, le morillo,

de petits sabots vernis portés par de sveltes pattes, 

d'une longue queue touffue, ancrée haut sur une croupe épaisse et courte,

des organes génitaux de taille normale et bien détachés. 

Un animal sortant en piste, beau, ardent, fougueux, hautain, de fière allure, fin, musclé, athlétique, bien armé, ayant de l'énergie dans ses mouvements et laissant supposer un combat émouvant, est dit avoir un bon trapío. De plus un beau taureau sera souvent en piste un taureau brave. 

Il est bien évident que chaque encaste de taureau a son trapío particulier, un Miura n'aura pas le même trapío qu'un Juan Pedro Domecq par exemple, son poids doit être en rapport avec son squelette et sa morphologie. 

La notion de trapío étant une notion abstraite elle évolue suivant les différentes castes de taureaux, les plazas, les régions, les individus et les modes. Voir la page "le taureau"

silhouette de brave

 

la bravoure.

La bravoure est la caractéristique du taureau de lidia elle le différencie des paisibles quadrupèdes qui broutent dans nos verts pacages. 

La bravoure est le sentiment de force et de supériorité qu'a le taureau, c'est l'acte volontaire, par lequel il charge, inlassablement, avec l'envie de gagner, tout ce qui se trouve dans ce qu'il considère comme son espace  personnel et cela quitte à mettre en jeu son intégrité physique. D'après Juan Pedro Domecq y Díez c'est la capacité de lutter jusqu'à la mort.

C'est la manifestation de l'instinct destructeur d'un animal sorti de son élément familier. 
Elle n'a rien à voir avec la sauvagerie ou la férocité et n'est liée à aucun impératif alimentaire, le taureau étant un bovidé, un herbivore.
La bravoure n'est pas non plus favorisée par une frustration sexuelle due à la privation de femelles comme peuvent l'écrire certains pseudo-érudits.

Selon un chroniqueur, le taureau est un animal sauvage mais pas un animal féroce. 
Le taureau n'attaque pas gratuitement, il défend son territoire, variable selon les cas, son espace dans la prairie ou la piste dans les arènes, et libère sa fureur dévastatrice contre l'inquiétude ou la provocation. 
Le taureau attaque toujours de face, sans essayer de s'embusquer ou de se cacher, en prévenant toujours avant de charger ne serait ce qu'en faisant frémir ses oreilles.

Un animal brave doit attaquer de loin, avec promptitude à la provocation du toréro, ce qui est nouveau pour lui car jusqu'au moment de la lidia, le taureau n'a jamais été agressé par l'homme.

Il doit avoir tendance à élire domicile au centre de la piste dans les medios.

Il chargera au galop, sans trotter ni marcher, la tête basse en "humiliant" .

Au moment de la pique, il doit pousser avec les reins, longuement, la tête fixe, sans donner de signes de douleur.
La vrai bravoure ne peut réellement se juger qu'à la seconde ou troisième rencontre avec le cheval, et le toréro pour démontrer cette bravoure tachera de placer l'animal chaque fois un peu plus loin de l'équipage..

Le vrai taureau brave doit également mourir la bouche fermée, quelquefois debout, tragandose la muerte, au centre de la piste. Il doit mourir et tomber et non pas tomber et mourir.

Le cornupède qui ne fait pas preuve de bravoure est dit manso. La palette de nuances entre le brave et le manso est infinie et peut varier tout au long du combat, mais il peut être manso avec de la caste, rompre par exemple le combat au moment le plus inattendu et de part l'insécurité de ses charges rendra problématique la faena du toréro. 
C'est pour les aficionados a los toros un toro des plus intéressant. 

La musculature d'un taureau de lidia qui détermine sa force physique, dépend outre de son génotype de son alimentation et du milieu dans lequel il a été élevé; la sierra ou les marismas des bords du Guadalquivir par exemple. 
Un animal musclé et athlétique sera le plus souvent un animal très brave, car sur de sa force. 


 

la caste

Élément indispensable, la caste. On dit d'un animal qu'il a de la caste quand il possède et qu'il met à jour les origines belliqueuses de sa caste, de sa race. 
La caste donne au combat une certaine âpreté, une sensation de danger omniprésente, de l'émotion au combat. 

Si son pouvoir de combativité est très prononcé, ce taureau encastado devra avoir en face de lui un belluaire au répertoire technique sans faille et pas seulement un donneur de passes et de fioritures. 
Le mieux étant l'ennemi du bien, un cornu pourvu de trop de caste développera du genio et le torero aura alors beaucoup de mal à réduire ce débordement de race. 

Un taureau descastado, à la combativité faible, est au contraire un animal qui tend vers le domestique: le manso sans bravoure qui refuse tout combat. 

cabeceando

 

 

la noblesse

Un animal de classe doit aussi posséder de la noblesse, être franc et clair dans ses assauts, charger droit, de loin, sans donner de coups de tête désordonnés. 

La noblesse est la forme la plus élaborée de la bravoure, la plus aboutie,c'est de la bravoure "politiquement correcte" sans sensation apparente de danger en piste, bien qu'il soit évidemment toujours présent. 

Un taureau à la noblesse affirmée semblera vouloir "manger " le leurre offert par le toréro et ne s'occupera que de l'étoffe. 

Un animal noble permettra au torero de réaliser de longues faenas suaves et de mettre en oeuvre tout son talent artistique. 

La noblesse doit être présente, mais surtout sans excès sous peine de donner un combat insipide et sans émotion réelle et des taureaux de peu de tempérament, sosos, fades et niais tout aux ordres des toréros: des taureaux qualifiés par certains de "taureaux artistes".

 

campo

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