les races de taureaux andalouses

Titre: l'Andalousie

 

 


 

Cette région, principalement le bassin du Guadalquivir, est le berceau du taureau brave moderne. Les races andalouses, dénommées également fraileras ou cartujanas ont été à l'origine fondées avec du bétail appartenant aux nombreuses et différentes communautés religieuses de ce que l'on appelait la Basse Andalousie.
Ces bêtes furent données par les ganaderos aux ordres religieux qui s'acquittaient ainsi de la dîme, cet impôt qui prévoyait de donner au clergé un dixième des animaux nés dans l'année. 
Ces jésuites, dominicains, chartreux, rassembleront ces apports bien évidemment différents. Ils donneront en pour certain naissance aux lignées: 

 

 

Gallardo Cabrera Vasqueña Vistahermosa Espinosa-Zapata Jiménez

 

Caste Gallardo

En 1790 les frères Gallardo du Puerto de Santa Maria achetèrent la presque totalité de l'élevage de Marcelino Bernaldo de Quirós y Gallé, curé de la paroisse de Rota, sise non loin de Càdix.
Cet élevage est formé dès 1762 par notre bon prêtre, avec des reproducteurs de race navarraise, très cotée à l'époque et de vaches andalouses d'origine cartujana.

Les trois frères firent pendant près de cinquante ans un tel travail de sélection que cette vacada devint l'une des plus fameuse d'Andalousie a l'égal de celles de Cabrera, Vàsquez et Vistahermosa.
Ces taureaux, bravissimes sous la pique, biens bâtis, de grand développement osseux, larges de croupe et de poitrail portaient une petite tête sans rapport avec le reste du corps.
Le pelage caractéristique était le negro ainsi que le negro en berrendo mais pas encore de càrdeno plus moderne.

L'élevage, plus de mille cinq cent têtes, fut partagé dans les années 1820-1840 en trois lots dont.
Le premier, acquis par Gaspar Montero, revendu quelques années après à Antonio Gil de Herrera, sera acheté par Juan Miura.
Le second le plus important terminera non sans péripéties chez Felipe de Pablo-Romero, maintenant Partido de Resina, pendant qu'une autre fraction était encore acquise par le sus nommé Juan Miura qui devient ainsi propriétaire d'une partie importante du troupeau originel.

 

 

Caste Cabrera

 

Luis Antonio Cabrera y Ponce de León, de Utrera (Séville) fonde cette souche à partir de 1740 avec de bêtes achetées au Padres Agustinos de la Santissima Trinidad de Carmona ainsi qu 'à d' autres communautés religieuses de Sevilla et de Jerez de la Frontera comme l'ont fait les frères Gallardo.
Cet encaste remarquable de cornus sera amélioré et homogénéisé par son fils José Rafael Cabrera.
Il est sans doute l'un des premiers éleveurs de taureaux à avoir fixé tant le génotype comme le phénotype d'un troupeau créant de par le fait une branche nouvelle.
En héritera sa troisième épouse Soledad Núñez del Prado. Sa soeur Jerónima Núñez del Prado en héritera à son tour et Juan Miura en 1851 et 1852 en achètera la plus grande part, Rafael Romero Balmaseda se rendant acquéreur du reste.

Cet élevage maintiendra en grande partie les caractéristiques originelles c'est à dire beaucoup de caste ainsi qu'une propension à devenir méfiants très accusée.

Cette caste de grands taureaux,durs et puissants zancudos et agualgueñados, porte une armure assez importante, les cornes sont grosses à la base et implantées un peu en arrière du frontal. Très polychromique de pelage avec prédominance de noir cárdeno, castaño, colorado et dans une moindre fréquence sardo et salinero.
Spectaculaires à la pique, mais au sentido très affirmé, elle est uniquement présente actuellement chez Don Eduardo Miura et à la ganadería Partido de Resina, ex Pablo Romero.

 


Caste Vasqueña

Gregorio Vásquez originaire d'Utrera près de Séville fonde en 1755 cette souche importante de taureau brave à l'aide d'animaux de provenance monastique. Ce troupeau pâturera sur les terres éminemment braves du "Toruño" aujourd'hui propriété de la famille Guardiola.

Son fils Vincente José Vásquez procédera à des croisements avec des produits de la ganadería de Juan Bécquer, de Cabrera, de Raso de Portillo ainsi que dans le but louable de créer le meilleur élevage de son temps avec et non sans mal des bêtes du Conde de Vistahermosa
Aprés un intense travail de sélection génétique, il normalisera la tienta a campo abierto por acoso y derribo, il fixera les caractères et homogénéisera le type, alliant bravoure et noblesse.
Ce sera la meilleure ganadería de l'époque

A son décès en 1830 la plus grande partie du troupeau sera reprise par Fernando VII, roi d'Espagne. Celui-ci il offrira une partie de ce bétail à Don Miguel Duque de Braganza, roi du Portugal, son neveu. Il servira a former une partie de la cabaña brave lusitanienne.

La Réal Vacada, pâturant depuis cet achat à Aranjuez, sera ensuite revendu par sa fort peu aficionada veuve, la reine María Christina de Naples, en 1835 aux duc de Osuna et au duc de Veragua, descendant direct de Christophe Colón, ce dernier en demeurant en dernier lieu l'unique propriétaire.

L'élevage demeurera un des plus renommé tout en restant sous la domination des ducs de Veragua jusqu'à être vendu par le XVIème du nom en 1927 à Manuel Martín Alonso qui le cédera en 1930 à Juan Pedro Domecq de Villavicencio.
Il ne perpétuera pas la souche originelle les veraguas ne correspondant plus à l'évolution de la tauromachie

Ces taureaux, de taille moyenne, assez courts de pattes et assez bien armés, sont très brillants à la pique mais d'assez peu de jeu à la muleta, leur pelage de grande variété chromatique est du à leurs multiples origines.

De nos jours seules les ganaderías de Concha y Sierra, Tomas Prieto de la Cal ainsi que les héritiers de María do Carmo Palha, possèdent des bêtes de sang Vásquez.

Ces deux encastes ont été créés à Utrera qui est pour certains le berceau du taureau brave.
Situé durant tout le Moyen-Age en lisière fort peu sûre des Royaumes Musulmans cette partie très marécageuse et faiblement peuplée du Guadalquivir n'a été utilisée jusqu 'à peu que pour l' élevage extensif.

 

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.Caste Espinosa-Zapata

Cet encaste mineur, aujourd'hui également éteint, a été fondé au début du XVIIème siècle, par Miguel Espinosa Dávila sur ses terres de Arcos de la Frontera, avec du bétail d' origine inconnue acheté à diverses congrégations religieuses de la région de Cadix.

Ces taureaux firent leur présentation à Madrid en 1792.

Ses héritiers et plus tard la famille Zapata qui racheta une grande partie du troupeau, fixèrent les caractéristiques de cette ganadería qui a été lidiés pendant de nombreuses années consécutives par les plus grands toréros de l' époque.

La race a perduré, en partie croisée avec du Saltillo, jusqu'au début de la guerre civile, puis les diverses successions et les croisement avec du bétail plus moderne ont eu raison des Espinosa-Zapata qui tinrent pourtant le haut de l' affiche pendant de nombreuses décennies.

 

toro y vaquero

 

 


.Caste Jiménez

Antonio Jiménez Mártinez a constitué, dès 1854, sur les terres de La Carolina, ce modeste encaste, en sélectionnant du bétail domestique dans sa province de Jaén.
Au vu des excellents résultats obtenus d'abord dans les fêtes populaires locales puis en corrida, lui même et ses héritiers croiseront des taureaux de cette variété avec du bétail d' origine navarra et jijona et vistahermosa. Ce qui donna également de bons produits tout en maintenant le niveau.

Actuellement cet encaste de taureaux très puissants a été complètement absorbé et éliminé des troupeaux braves au profit de l'omniprésent Vistahermosa.

 

 


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