Tragédies et anecdotes taurines

anecdotes et tragédies taurines

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Si certaines de ces relations sont plutôt des tragédies ou des drames que de simples anecdotes plus légères on peut remarquer que beaucoup de ces taureaux sont passés au fil du temps à la postérité, soit par leur comportement exceptionnel ou hors du commun, soit par les blessures mortelles ou gravissimes qu'ils ont infligé aux toreros. Selon un chroniqueur taurin s'il faut plusieurs années à un torero pour devenir célèbre, quelques minutes seulement suffiront à un taureau.

 

Capitán, ce taureau est tous simplement le premier dont les annales de la tauromachie aient retenu le nom, mais malheureusement pas la ganaderia et sans doute un des premiers à en porter un.
Ce jijón de caste et de pelage fut le taureau de la cérémonie d'alternative de José Cándido, il blessa son parrain de cérémonie "El Malagueño" Diego del Alamo, à Madrid le 25 Mai 1754.

Coriano, un toro de Bornos que l'on lidia le 23 juin 1771 au Puerto de Santa María en cinquième position et qui incombait au toréro José Cándido Expósito.
Ce taureau qui curieusement portait le même nom qu'un picador de José Cándido accrocha le matador à la sortie d'un quite et chuta il fut ensuite pris par une corne puis par l'autre et fini par tomber pratiquement inanimé, il décéda le lendemain.
Coriano passa dans l'histoire pour avoir été le nom du premier taureau qui blessa mortellement un professionnel du toréo.


Barbudo, negro zaino, de race castellane, de la ganadería de José Joaquín Rodríguez.
Le 11 Mai 1801 à Madrid dans la plaza de la Puerta de Alcalá, il blessa mortellement de la corne un des premiers grands toreros de l'histoire, José Delgado "Pepe Hillo" lors du moment de vérité. De très nombreux spectateurs choqués quittèrent la plaza et les corridas à Madrid furent suspendues pendant près d'un mois.
La légende rapporte que quelques jours avant le matador, accompagné de quelques amis, examinait dans le campo autour de Madrid le lot de taureaux dévolu à sa prochaine course.
Celui ci s'approchant du mayoral lui dit "Tío Castuera ce taureau est pour moi". Effectivement le sort lui attribua Barbudo et avec la fin tragique que l'on sait.

Retinto, marqué du fer de José Rafael Cabrera, âgé de sept ans, retinto de pelage, maigre, mal fait et manso.
Le 21 mai 1820 dès que s'ouvrit la porte des cuadrillas de la Real Maestranza de Caballería de Ronda le public se mit à invectiver le figurón de l'époque, Francisco Herrera Rodríguez dit "Curro Guillén" et ne cessa de le faire. Querelles de clochers.
A l'entrar a matar le cabrera bouscula le diestro qui chuta, le pris au sol par une corne, l'animal accrochant de l'autre le banderillero Juan León, Leoncillo, accouru au quite. Un torero à chaque corne le taureau parcouru une partie de la piste laissant Leoncillo sain et sauf mais Curro Guillén mourut avant d'arriver à l'infirmerie et son décès commotionna toute l'Espagne.
Le maestro Utrera aurait été enterré dans le ruedo à l'endroit même de sa cogida.
A partir de ce jour les toreros prirent l'habitude de prendre plus de précaution avec les fameux toros de Cabrera.

Caramelo, de l'élevage de Manuel Suárez Jiménez a connu un sort réellement extraordinaire.
Il fut présenté une première fois à Madrid le jour de l'Ascencion de 1848 où il s'affronta, selon les usages de cette époque dite romantique, enfermé dans une cage, en premier lieu contre le "roi des animaux" dont il se débarrassa sans aucune peine, puis contre un tigre qui connut le même sort. Exalté par ces victoires félines on du le rentrer, non sans mal, dans les corrales à grand renfort de capotazos.
On revis ce "bonbon", plutôt acidulé, trois semaines plus tard sur ce même sable où après avoir pris douze piques et tué trois chevaux le public madrilène demanda et obtint sa grâce.
L'histoire conte qu'il refit sa réapparition, !!!, le 11 novembre de cette même année en plaza de Salamanca, une guirlande de fleurs autour du cou et grâce à son comportement exemplaire obtint un nouvel indulto.
En piste une troisième fois l'année suivante !!!, Caramelo fut finalement occis par le matador "Regatero" dans le ruedo bilbaino.

Pavito, berrendo en colorado, botinero et gacho de la ganadería du duc de Veragua accroche une première fois lors d'une passe par le haut puis une seconde lors de la mise à mort exécutée al recibir. Il arrache l'artère fémorale droite du matador Manuel Jiménez y Melendez "El Cano" à Madrid le 12 juillet 1852. La chirurgie approximative de l'époque arrive à sauver de l'amputation la jambe du diestro. Celui ci décédera treize jours plus tard d'une quinte de toux, provoquée par un puro normalement dévolu à célébrer sa convalescence, qui brisera ses points de sutures et réouvrira la plaie.

Barrabas, ce taureau le premier juin 1857 au Puerto de Santa Maria accrocha le matador Manuel Domínguez Campos "Desperdicios".
Un malheureux coup de corne dans le visage lui énucléa l'oeil droit, mais le diestro empreint de planta toréra s'arracha lui même ce globe oculaire, pendant et devenu désormais inutile, avant de rejoindre à pied l'infirmerie. Le maestro "Desperdicios" cinquante trois jours après, borgne, repris l'épée.

Cervato de la ganadería de Manuel Bañuelos y Salcedo. Ce retinto oscuro d'origine Jijón s'est échappé le 18 avril 1858 de l'encierro, les taureaux à l'époque étaient menés à pied, qui devait le conduire à la plaza de toros de la Puerta de Alcalá de Madrid. Apeuré il descendit la rue de Alcalá, jusqu'au Paséo del Prado entra dans le quartier du Barquillo et parvint à la rue de la Libertad. Dans son escapade il tua un étudiant vétérinaire, une mule et blessa trois personnes dont "Tío Luis" le mayoral des arènes.
Après cette aventure on put enfin enchiquear le cornu baladeur qui sera courru le lendemain où il prit vingt et une piques. Il fut tué d'un pinchazo et d'une estocade entière après une faena de neuf naturelles et d'un pecho par le torero sevillan Antonio Sánchez "El Tato" qui alternait ce jour là avec son beau frère Curro Cuchares.

Matacaballos, du duc de Veragua 17 juin 1860 dans la plaza de la "Villa y Cortes" affronte seize fois les lanciers envoie ad patres sept haridelles et à l'infirmerie les deux "Fritero" de l'époque soit "El Naranjero" et "El Peleon".

Contador sort en piste le 23 juin 1860 son lidiador Antonio Sánchez "El Tato" le reçoit à la cape, puis entrent en piste les trois picadors Antonio Calderón, Juan Alavés et José Trigo montés sur leurs chevaux non encore protégés par le caparazon, entre les trois ils infligeront trente neuf puyazos au taureau de Joaquín Jaime Bordero sans qu'aucun ne fut tué ou renversé.
L'euphorie du public fut telle qu'elle rempli en totalité les tendidos du Puerto de Santa Maria qui demanda et obtint de la présidence l'indulto de l'animal avant que le Tato n'ait pu faire usage de la muleta.

Zancajoso, de Anastasio Martín de pure race Vistahermosa,le 3 mai 1861 a été le premier taureau gracié dans la Real Maestranza de Caballeria de Sevilla, ce après avoir pris trente trois piques envoyé au desoladero onze chevaux et démontré une réelle bravoure. Ce pattes tordues guéri de ses blessures servi de reproducteur pendant trois ans.


Llavero selon certains peut être le taureau le plus brave de l'histoire de la tauromachie. On peut le concevoir. Cet animal de race navarraise appartenant à la ganadería de Nazario Carriquiri fut combattu lors de la féria del Pilar de Zaragosse le 14 octobre 1866, il s'offrit la bagatelle de cinquante trois piques et expédia au desoladero quatorze chevaux. Sur la demande insistante du public on renvoya le brave au corrales où il mourut suite à l'énorme châtiment infligé.
Sa tête naturalisée est visible au Club Taurino de Pampelune. Elle a servi il y a peu à l' initiative du gouvernement foral de Navarra à une étude de son ADN pour déterminer le génotype de la caste Navarre.

Matacaballos, un autre, ne renia pas son nom, ce taureau de Antonio Miura tua le 6 Juin 1869 à Barcelone huit chevaux et pris valeureusement dix sept piques.

Jocinero. Le 20 avril 1862 à Madrid, ce taureau berrendo en negro, capirote et botinero d'Antonio Miura, sort en seconde position et charge la monture du picador Antonio Calderón, les picadors à l'époque étaient présents en piste dès la sortie du taureau, arrive au quite José Rodríguez "Pepete",le grand oncle du célèbrissime Manolete, et l'animal qui s'acharnait contre la monture au sol se retourne vivement contre le matador qui se fit prendre au coeur. Il entra moribond à l'infirmerie. Après avoir pris dix huit piques de Antonio Calderón de Mariano Cortés (el Naranjero) y Andrés Alvarez il blessa le banderillero Juan Yust et donna une voltereta à Cayetano Sanz qui le tua de deux pinchazos et de deux estocades al volapié.

Moñudo, de don Pedro Varela lidié dans l'ancienne plaza de toros de Madrid le 23 juin 1872 dans une de ces corridas ce que l'on dénommais à plaza partida le ruedo étant séparé en deux par une barrière et l'on pouvait suivre deux spectacles à la fois ...
Moñudo donc après avoir reçu deux estocades du matador Angel Pastor sauta par dessus la barrière à la hauteur du tendido 11, se faufila sous la maroma, ce filin protecteur ici inefficace, escalada jusqu'au dernier gradin le tendido 12 ou il fut alors occis à coup de baïonnette par par une garde armée, sans avoir heureusement infligé de quelconques dommages physique parmi les spectateurs. Mais on peut se douter que certains ont du cauchemarder plus d'une fois.

Chocero, castaño encendido, ojo de perdiz, meleno, astillado du pitón droit et appartenant à la ganadería de Miura après avoir donné un puntazo à un mozo de caballo, transperça mortellement d'une de ses cornes le cou de l'infortuné banderillero Mariano Canet Lozano "Llusío". Le miura pris sept puyazos et tua deux chevaux ce lors de la Corrida de Bienfaisance en la Villa y Corte, plaza de la Carretera de Aragón, le 23 mai 1875.
Ce taureau était destiné au toréro José Sánchez del Campo "Cara Hancha" qui pris l'alternative ce jour là des mains de Rafael Molina "Lagartijo" avec comme témoin Fransisco Arjona Reyes "Currito".

Totovío, de José Ginés fut couru le 15 juin 1876 en plaza de Valdepeñas, il sauta, cherchant l'ombre (?), par deux fois directement dans les tentidos ombragés, le callejon n'étant pas encore généralisé, et plus de deux cents personnes furent suite à la panique plus ou moins contusionnées. La Garde Civile n'eut que le recours de tirer sur lui pour l'abattre.

Medias Negras . C'est ce toro de Benjumea qui le premier laissa une oreille à Madrid. Le matador José Lara "Chicorro" a effectué ce 29 octobre 1876 un saut à la garrocha au dessus de ce "chaussettes noire" et après avoir pris à mains nues la devise clouée sur le morillo est allé l'offrir au roi Alfonso XII, il banderilla ensuite de façon très convaincante et mis à mort parfaitement.

Cucharero, certainement un des plus imposant cornu que l'on n'ai jamais couru dans les ruedos. Ce taureau de don Anastasio Martín à été lidié dans les arènes de Málaga le 3 juin 1877 son mufle arrivait sans lever la tête au dessus de la barrière, on imagine proportionnellement la longueur des cornes. Les picadors du matador Rafael Molina "Lagartijo" furent fort malmenés, un se fit casser la clavicule gauche, le second projeter la tête la première dans le callejon, les banderilleros n'eurent pas plus de succès, ou plutôt de courage, et ne réussirent qu'a poser deux demi paires de harpons. Quant à Lagartijo il fut incapable de donner quelque passe correcte et tua finalement au bout d'une demi heure ce terrifiant monstre cornu.
La tête à la demande du matador fut prélevée, elle pesait près de 110 kg, et naturalisée elle s'en vint orner sa demeure cordouane. Le grand toréro de retour de juerga au petit matin défoulait parfois sa fureur alcoolique sur ce désormais innofensif "trophée" se remémorant les terribles instants de panique et de honte passés.

Finito s'enfuit de la camada de ses frères lors d'un apartado dans l'élevage de José Antonio Adalid le 4 mai 1878 et il poursuivit avec acharnement et fureur le matador Salvador Sánchez "Frascuelo". Le diestro pensant se mettre à l'abri se réfugie avec sa monture au milieu du fleuve Jarama tout proche mais Finito que l'eau n'effraie pas arrive à blesser le cheval et à faire prendre un bain forcé au toréro. Celui ci, hasard ou fait exprès, l'estoquera douze jours plus tard à Madrid.

Murciélargo, retinto, colorado, agé de cinq ans, de l'élevage de Joaquín del Val a été gracié pour sa bravoure et sa noblesse par "Lagartijo" à Cordoue le 5 octobre 1879. Le toréro en fit cadeau à son ami ganadero Antonio Miura qui le mis comme reproducteur au sein de son élevage ou il laissa une descendance d'encaste navarrais toujours très visible.

Batallón, lidié à Vinarós en 1880 tua jusqu'au dernier tous les chevaux présents dans les arènes. Contrainte de suspendre la corrida et voyant petit à petit monter la ire des spectateurs qui menaçait de détruire l'édifice, l'empresa due dans la rue et les alentours acquérir des montures à prix d'or afin de pouvoir poursuivre la célèbration.
La durée du spectacle n'est pas précisée dans les annales .

Pamado, cet animal, sans doute prédisposé pour l'athlétisme, sauta la barrière quatorze fois dont deux fois à la poursuite du banderillero Galindo et plus de neuf fois sans succès, le douze octobre 1882 dans l'enceinte taurine de la Carretera de Aragón à Madrid. On peut remarquer que ces franchissement de barrière sont de nos jours assez exceptionnels. Les taureaux seraient ils plus braves qu'avant ?

Hormigon, taureau negro, de cinq ans d'âge, d'armures astifinas, donc un béton bien armé, de l'élevage de Agustín Hernández, le 15 juillet 1885 à Úbeda. Après avoir encaissé onze piques et tué trois chevaux Hormigon accrocha mortellement le matador Manuel Fuentes "Bocanegra", à la sortie d'un quite sur un de ses banderilleros.

Gorrete, un autre pensionnaire de la casa Miura. Le 31 août 1887 en plaza de Malaga fit un carnage parmi les cuadrillas. Après avoir gravement blessé les picadors "Aguila" et "Agujetas" il culbuta deux banderilleros et fit enfin voler dans les airs les trois matadors présents "El Espartero" Mazzantini et "Lagartijo".
On était loin des actuels animalcules pacifiques qu'il faut forcer à embestir, ces toritos dit "artistes".

Renegado, de Sabino Flores a été le seul taureau banderillé et estoqué - illégalement- ces courses ne devant donner lieu à aucune effusion de sang et ne devant faire preuve que de l'agilité des officiants, à Paris à l'occasion de la troisième corrida donnée dans les arènes de l'exposition universelle de 1889, le 4 juillet, des mains et de l'épée du maestro "Lagartijo" en présence de sa souveraine la reine, on suppose très catholique, Isabelle d'Espagne.
De nombreuses "corridas" ont eu lieu depuis dans diverses arènes parisiennes mais toujours sans mise à mort.

 

Un oeil noir te regarde! Religioso, de la ganadería de Eduardo Ibarra, en 1890, il se laissa approcher, caresser et même monter dessus dans les corrales de la plaza de toros d'Alicante, mais après avoir pris la première pique il blessa sept chevaux et envoya plusieurs picadors à l'infirmerie.

Perdigón, ce dangereux perdreau de Miura, colorado et ojo de perdiz, pris à l'apogée de sa gloire Manuel García y Cuesta "El Espartero" lors de l'estocade et retomba sur la nuque. Le torero reprenant ses esprits et ses trastos fut de nouveau attrapé et encorné a l'épigastre, ce qui entraîna sa mort à l'infirmerie peu de temps après. Madrid le 27 Mai 1894.
"El Espartero", "Maoliyo" comme tout le monde l'appelait fit son dernier paseillo en compagnie de "Zocato" de Carlos Borego et d'Antonio Fuentes. Il est le seul toréro à avoir pris deux fois l'alternative.

Granado, de Romualdo Jiménez y Beltrán. Ce taureau s'échappe un jour de son enclos et surprend sur la route trois campesios qui cheminaient. Les infortunés promeneurs pour se mettre à l'abri n'eurent d'autre ressource pour se soustraire au danger imminent que d'escalader l'arbre le plus proche. Mais Granado dont la bravoure la plus pure bouillonnait dans les veines finit par abattre l'abri salutaire avant de s'effondrer lui même, les cornes cassées et le crâne brisé par tant de furie, de combativité et de bravoure aveugle.
L'incident clos les trois piétons purent enfin reprendre le cours de leurs activités sur le chemin désormais dégagé.

Bandolero: de la ganadería d'encaste navarrais de Espoz y Mina a été fusillé dans les arènes de Palma de Mallorca le 16 juin 1893.
Manuel Carcía "El Espartero" unique espada de la course, blessé au quatrième taureau est remplacé par le banderillero "Valencia" qui sera rendu indisponible par Bandolero. Ce "brigand" sema une telle panique dans le ruedo que vu la tournure dramatique prise par les faits, et personne n'étant en mesure de l'estoquer, la présidence ordonna de faire évacuer la plaza ou un peloton de la Garde Civile l'abattit à coup de fusil.

Chaparro également pupille du señor Romualdo Jiménez y Beltrán lidié à Jaén le 15 août 1896 dans une corrida à quatre toréros, donc à huit taureaux , le fait était commun à l'époque. Ce taureau, qui échut à Antonio Montes, sema une grande panique dans le ruedo en envoyant en l'air les quatre maestros si bien que ceux-ci refusèrent de retourner sur le sable honorer leurs contrats.
La présidence fut contrainte de renvoyer le cornu aux corrales sous la huée générale où la maréchaussée dut l'abattre au fusil.

Arbolario le 2 août 1899. Ce taureau castaño et ojo de perdiz de l'élevage castillan de Carlos López Navarro s'est cantonné au centre du ruedo de la plaza de Vitoria où personne ne put l'en déloger. Répondant enfin au cite d'un péon abrité dans le callejon il sauta par dessus celui-ci, se hissa dans les gradins et blessa de la corne sept personnes, le mouvement de foule en meurtrissant plus de deux cents.
Le castaño redescendit des tendidos par le patio de caballo où après avoir encore encorné quelques rosses il fut abattu par la Garde Civile.
Le temps de remettre un peu d'ordre et de souffler un peu la course repris devant les spectateurs encore présent. The show must go on.

Comisario ou Molinero, les sources divergent. Ce taureau navarrais, colorado, de la ganadería de Ripamilan, lidié à Barcelone le 14 avril 1895 a une histoire insolite.
Il échut au matador de taureau landais Pierre Cazenabe " Félix Robert " qui mis à part son origine a marqué les esprits car il a été le seul toréro de l'histoire à porter des moustaches.
Son taureau donc au cours de la corrida saute dans les gradins où il sème une horrible confusion, heureusement sans blesser personne. Le maestro Vicente Ferrer présent dans les tendidos tente de l'immobiliser en le prenant par les cornes tandis que le second matador de turno Antonio Fuentes le bloque en lui tirant la queue. Le bicho maîtrisé un garde civil l' abattit, mais du même coup blessa mortellement un employé des arènes.
L'ordre retrouvé et les nombreux blessés soignés la corrida put reprendre son cours !!!

Aguilito, d'Eduardo Miura, le 13 Septembre 1900, lors de son transport sur le bateau vapeur " Andalucía" en direction de Marseille, où l'on donnait à l'époque des courses de taureaux, brisa son cajón, sema la panique à bord du navire et dut finalement être abattu à coups de feu par le capitaine du navire.

Desertor, Negro, meano peu armé d'Eduardo Miura, le 7 Octobre 1900 à Barcelone, pris Domingo del Campo y Alvarez, "Dominguín", au sortir de la pique, celui-ci après avoir pris une terrible cornada dans le triangle de Scarpa et une rupture totale de la saphène décédera quelques heures après.

Diano, numéro 33, de Luis Gutierrez Gomez, ganadero de Colmenar Viejo, acheté en 1904 à Eduardo Ibarra, fut le seul taureau à qui l'on ait consacré un livre.
Luis Fernando Salcedo a écrit en 1959 une monographie sur cet extraordinaire semental qui mourut de vieillesse à l'âge vénérable de vingt ans en laissant derrière lui une impressionnante descendance brave, soit deux cent soixante dix vaches et deux cent quatre vingt dix taureaux.

Hurón De la ganadería de López Plata a été le 24 juin 1904 confronté à un tigre du Bengale, César, dans les arènes de San Sébastian (Guipùzcoa).
Une grande cage ayant, pour la sécurité des spectateurs, été dressée au centre du ruedo, le combat débuta. La lutte, inégale, en nette défaveur du félin, mis Hurón dans une telle rage qu'il brisa les protections, libérant les protagonistes.
Il s'en suivi une panique générale et une fusillade nourrie de la Guardia Civil, qui en plus de tuer le tigre blessa plusieurs personnes par balles perdues et causa la mort d'un des spectateurs.
Ce genre de distraction populaire fut peu de temps après interdit en Espagne.

Agujeto, ce berrendo en negro d'Eduardo Miura à Sanlúcar de Barrameda en 1907 mis fin à la vie du jeune et fin novillero Faustino Posadas. Lors de la mise de la mise à mort il fut surpris par le miura qui d'un coup de corne lui transperça la trachée artère.

Matajacas, taureau de la ganadería mexicaine de Tepeyahualco, issue d'un croisement avec un semental de Miura. Matajacas mis fin à la vie du toréro de Trianero, Antonio Montes en tournée au Nouveau Monde, le 13 janvier 1907.
L'histoire ne s'arrête pas là, car le corps de l'infortuné matador exposé dans une chapelle ardente, la bien nommée, où sa dépouille reposait fut carbonisé par un incendie et seules ses cendres revirent la splendide calle Pureza et les rives de son Guadalquivir natal.

Cocinero, berendo de Gamero Cívico où de Benjumea courru en sixième position ouvrit pratiquement en deux l'infortuné toréro de Zaragosse Florentino González Ballesteros le 22 avril 1917, il décédera deux jours plus tard.
Le coup de corne du "cuisinier" fut malheureusement asséné à l'endroit même que celui infligé par un bicho de Urcola, dans la poitrine, l'année précédente, lors de son alternative reçue des mains du maestro Joselito.
En 1914 à Cadix un novillo de López Plata avait de la même façon d'un coup de corne dans la poitrine tué un toréro pareillement dénommé Ballesteros, Jaime de son prénom et "Herrerin" sur les carteles. Il était, fait curieux également de Zaragosse mais sans lien de parenté et dit on rival du malheureux précédent.

Napoleón de la ganadería de Gamero Cívico est rentré le 10 Mai 1915 dans les annales de la Maestranza de Sevilla. Somptueusement lidié par Joselito "El Gallo" c'est le premier taureau de l'histoire du toréo à avoir laissé ses deux oreilles à un toréro.
Napoleón était alors le prototype de ce que devait être la bravoure sèche du taureau.
Peut on voir en Napoleón une allusion au 2 de Mayo...

Bailador. Ce taureau au pelage noir d'encaste Vega Villar de l'élevage de la veuve Ortega affecté certainement d'un défaut de vue causa la mort, quasi instantanée, de l'immense torero José Gómez Ortega "Joselito", également connu sous le nom de "Gallito", le 16 Mai 1920 à Talavera de la Reina. Ce "danseur" fut combattu en cinquième position et c'était le 1568 ème taureau que ce toréro de légende combattait.

Pocapena. cárdeno bragado. Je devais tout d'abord me présenter à une des dernières courses de la saison 1921 à Ciudad Real et c'est Manuel Granero qui devais me combattre. Mais ce jour là il tombe des trombes d'eau sur la Mancha et la corrida est annulée. Je retourne donc en Andalousie chez mon éleveur le duc de Veragua passer l'hiver. Le 7 mai 1922 jour de la confirmation d'alternative de Marcial Lalanda, dont le parrain fut Juan Luis de la Rosa, je suis à Madrid et le sort ma encore désigné ce Manuel Granero. Nous étions nés pour nous rencontrer. Lors d'une passe haute je l'ai renversé et il a reçu une de mes cornes dans l'oeil droit.
Il est mort sur le coup.

Ramoneur, de poil roux et luisant de l' élevage français aujourd'hui disparu de Saurel blessa mortellement le novillero Martin Basauri Paguaga " Pedruchero II" en lui perforant le coeur le 7 mai 1925 dans les arènes de Marseille.
Ramoneur était ce que l'on nommait un croisé un mélange de sangs espagnols et camarguais.


Gallego, de F. Sotomayor, fruit d'un étalon de Miura et d'une vache du duc de Veragua il blessa mortellement le toréro Mariano Montes dans les arènes de Vista Allegre à Madrid le 13 juin 1926.
cuna

 

Extremeño, un berrendo en negro, comme beaucoup dans la caste Vasqueña, du Marqués de Guadalest, le 11 février 1926 à Málaga lors d'une corrida à laquelle assiste le roi Alfonse XIII et Doña Victoria son épouse, blesse gravement à la jambe droite Manuel Báez Gómez "Litri", torero onubense.
Le 17 février la gravité de sa blessure oblige à l’amputation, il décede le lendemain.
Il était petit-fils du matador Miguel Báez "El Mequi", fils du matador Miguel Báez Quintero déjà surnommé "Litri" ; son demi-frère Miguel Báez Espuny et son neveu Miguel Báez Spínola seront également matadores de toros en adoptant le même apodo.

Saltador, de Perez de la Concha ,negro zaino, marqué du numéro 47 et doté dit-on d'une armure impressionante tua le 3 juillet 1927 le toréro cartagenero Enrique Cano Iribarne "El Gavira" Depuis le 9 juin 1994 une statue à son effigie orne sa ville natale.

Fandanguero, de Graciliano Perez-Tabernero. Infligera de telles blessures à l'illustre toréro gitan, Francisco Vega de los Reyes "Gitanillo de Triana" également connu en tant que "Corro Puya" le 31 mai 1931 à Madrid que celui-ci succombera après d'atroces souffrances le 14 août.
On comprends dès lors pourquoi les toréros ont fait élever à Madrid une statue en l'honneur de Sir Alexandre Flemming, l'inventeur de la pénicilline.
"Gitanillo de Triana" était le beau frère de "Joselito" tué par la corne de Bailador en 1920.

Granadino, negro bragado, de l'élevage des hermanos Ayala pris Ignacio Sánchez Mejías assis sur l'estribo, dans une passe de muleta le 11 août 1934 en plaza de Manzanares. Transféré dans un hôpital de Madrid et après avoir reçu une transfusion sanguine du matador Pepe Bienvenida il succomba deux jours après suite à une gangrène gazeuse.
Son corps fut inhumé dans le mausolée, de "Joselito", chef-d'oeuvre du sculpteur Benlliure, au cimetière San Fernando de Séville.

Matador, Ce taureau a été gracié en plaza de la Línea de la Concepción, pour sa spendide bravoure, le 21 juillet 1935 par le maestro Domingo Ortega. A la naissance de ce taureau sa mère mourru et c'est la fille de l'éleveur Ramón Mora Figueroa qui l'éleva au biberon et à laquelle il obéissait, tel un animal de compagnie avant et aprés l'indulto.

Civilón cet animal est peu farouche dans ses pâturages de Campocerrado (Salamanque) ou il se laissait caresser et nourrir à la main. Il apparut que son caractère pacifique disparu lors de son combat dans les arènes de Barcelone au printemps de 1936. Après avoir durement lutté contre la cavalerie le mayoral de la ganadería de Juan Cobaleda appela Civilón près des tablas et celui ci après avoir reconnu la voix familière se laissa approcher et caresser.
Le public sensible à ce fait hors du commun demanda et obtint sa grâce.
La guerre civile ayant éclaté il fut quelques semaines après abattu par des soldats en quête de nourriture.

Liebrero de Sánchez Cobaleda à Pamplona. Aprés un sombre intermède de trois ans la capitale navarraise renoue avec les encierros. Le 8 juillet 1939 ce taureau à l'appel d'un mozo brise l'unique barrière de bois protégeant le public, encorne une mère de famille protégeant son enfant et est finalement abattu au pistolet par un Garde Civil au pied de la Grande Porte de la plaza.
Depuis ce drame chargé de symboles, le parcours de la course a été depuis lors protégé par une double rangée de barrières.

Farolero ou la fatalité. Pascual Márquez Díaz le toréro sévillan chevauche sa monture au milieu d'un lot de taureaux, à lui dévolu, de Doña Concepción de Concha y Sierra, parait-il aussi terrible que ses taureaux. Il doit les combattre le 18 mai 1941 à Madrid. Le numéro 52 cardeno répondant au nom de Farolero se détache de la camada et poursuit avec rage le matador qui s'en débarrasse avec des prouesses d'art équestre. Le toréro demande sur le champ au mayoral de remplacer ce turbulent cornu, note en fut bien prise, mais par un concours de circonstance, le jour de la course, ce taureau est toujours présent et le sort le lui a, bien sûr, désigné. Lors du travail de cape ce taureau plante ses cornes dans la poitrine de l'infortuné Pascual Marquez qui succombera huit jours plus tard.
C'est à ce jour l'unique matador de toros mort dans la plaza madrilène de las Ventas.

Perdigón. Homonyme d'un fameux Miura. J'ai eu un destin beaucoup plus pacifique que lui, seule une singularité de mon pelage ma rendu célèbre.
J'ai été lidié à Valence le 23 juillet 1944, nous sommes alors à la fin du second conflit mondial et la tache blanche, en forme de V que je porte sur le frontal a fait que mon éleveur José Escobar a offert ma tête naturalisée à Sir Winston Churchill en hommage à son légendaire signe de victoire.

Semillero,10 juillet 1947 à Pamplona. Lors de l'encierro ce taureau de Urquijo va tuer deux coureurs.
Le pamplonés Casimiro Heredia qui est en tête de la course ne voit pas venir le Urquijo attardé qui l'attrape calle Estafeta et l'encorne à plusieurs reprises. Le mozo décéde sur le champ.
Semillero
tarde à arriver dans la plaza, impatient Julián Zabalza jusqu'à là spectateur attentif et passif descend des gradins et part à sa rencontre. A son entrée dans les arènes, le taureau l'attrape et lui inflige un coup de corne létal.
Peu avant la corrida le sorteo à désigné Semillero à l'immense "Manolete" mais Julián Marín toréro navarrais a demandé au Calife d'intervertir un de ses taureaux de façon à venger symboliquement les deux corredores devant leur peuple. Semillero abandonnera au public basque ses deux oreilles et la queue.

Islero, d'Eduardo Miura, ce taureau, aux cornes certainement afeités, de pelage negro entrepeledo et bragado, d' un poids en canal de 295 kg, marqué du numéro vingt et un, pris d'une grande cornada dans le triangle de Scarpa à l'heure de vérité, le hiératique matador Manuel Rodríguez Sánchez "Manolete" le 28 août 1947 à Linares.
Il décédera le lendemain matin à cinq heures et sept minutes du matin dans la chambre 18 de l'hôpital des Marquis de Linares de la ville.
Islero était le seizième Miura combattu par ce toréro de légende. Il avait trente ans.

Hilador, du Conde de la Corte. Ce 2 juillet dans le pueblo burgalés de Pancorbo s'arrête le camion chargé de transférer le lot de taureaux du susnommé Conde vers les arènes de Pampelune. Le chauffeur parti légitimement se restaurer dans un restaurant routier notre Hilador en profita pour aller se dégourdir les pattes et tant qu'à faire dans la lancé à commencer à démolir un autobus de lusitaniens en transit. Un Garde Civil ne dispensera pas moins de trente coups de pistolet pour avoir raison de la vie de notre taureau.

Laborioso, numéro 24, fils de Sultan et de Laboriosa du Marqués de Albaserrada lidié par le novillero Rafael Astola et piqué par "El Beta" le 12 octobre 1965 dans la Maestranza de Seville. Fait unique c'est le seul toro à ce jour gracié dans la Plaza del Baratillo et ce à une date ou l'indulto était encore exceptionnel, qui plus est pour un novillo.
Laborioso est mort le 6 juin 1976 avec plus de quatre cent héritiers.

Atrevido ce 15 mai 1966 surgit par la porte des toriles de la plaza de Las Ventas de Madrid. Il va se confronter au maestro Antonio Chenel Albadalejo "Antoñete" qui va lui servir une faena d'anthologie dont tout aficionado a forcément un jour entendu parler.
Atrevido marqué du numéro 56 au pelage ensabanado, alunarado, caricardeno, salpicado, entrepelado, botinero et coletero, est resté, improprement dans les mémoires comme "le taureau blanc". Tout au long de la faena il fit preuve d'une immense noblesse et de suffisamment de force pour embestir autant de fois que demandé dans la suave muleta d'Antoñete, qui malheureusement conclura mal à la rapière.
Ce taureau improprement dénommé "blanc" toréé par ce diestro à la mèche de cheveux de couleur similaire, fit en quelques minutes la renommée et du ganadero, José Luis Osborne Vásquez et du toréro madrilène aux os de verre.

Cigarrero ou Cigarrón d'Atanasio Fernández numéro 21 et 566 kg vif à qui Sébastian Palomo Linares coupa la queue dans la plaza Monumental de Las Ventas le 22 Mai 1972. C'est un fait d'autant plus remarquable qu'aucun appendice caudal n'avait était coupé dans cette enceinte depuis la Guerre Civile et que depuis lors le cas ne c'est plus jamais reproduit. Mais d'aucuns, parmi les critiques taurins, s'interrogèrent sur la légitimité de ce trophée octroyé par le président de la course José Antonio Pangua qui démissionna le lendemain..
La tête naturalisée les oreilles et la queue de Cigarrero ornent toujours la demeure de ce maestro.

Cuchareto de la ganadería de Hoyo de la Gitana le 11 aôut 1974 à la Monumental de Barcelone accroche mortellement le modeste toréro d'origine portugaise José Falcón. Très marqués par cette tragédie les éleveurs, les enfants de Don Alipio Perez-Tabernero changerons le nom de l'élevage en "Pilar Poblacíón del Castillo" appellation maintenue durant vingt cinq ans.

Sedoso de Juan Pedro Domecq, ce soyeux partenaire a permis au génial gitan de Jerez, Rafael de Paula en 1979 de ciseler une extraordinaire oeuvre tauromachique, ce dont témoigne depuis lors et pour l'éternité un azulero commémoratif de la plaza jerezana.

Antioquio, le dimanche 13 juillet 1980 à Pampelune lors d'un encierro de Guardiola deux coureurs vont de nouveau perdre la vie sous les coups de corne d'un même taureau.
Un jeune novillero José Antonio Sanchez Navascués se fait encorner par Antioquio devant l'Ayuntamiento et sera traîné jusqu'à la rue Mercaderes. Il décédera quelques heures après.
Le Guardiola continue sa course et pénètre enfin dans les arènes ou il encorne avec acharnement Vicente Risco Sierra, mozo de 29 ans qui succombera lui aussi quelques minutes plus tard.

Velador fut dès sa naissance repoussé par sa mère et du donc être mis en nourrice auprès d' une vache laitière c'est la raison pour laquelle l'entourage de Victorino Martín Andrés était septique quand à son choix pour la corrida concours de ganadería du 19 juillet 1982, dans la Plaza Monumental de Las Ventas del Espiritu Santo de Madrid. Marqué du numéro 121, d'un  poids de 520 kilos, de pelage cárdeno il été le seul et à ce jour l'unique taureau gracié dans cette plaza et ce par le maestro José Ortega Cano.
Après son indulto les cabestros rentrèrent en piste pour ramener le valeureux dans les corrales mais le brave n'en tint pas cas et ce n'est que deux heures plus tard qu'il quitta le ruedo, tout seul.
Velador a été pendant de nombreuses années employé comme reproducteur dans son élevage d'origine et ce avec un important succès.
Il est aujourd'hui, fait peu courant, naturalisé en pieds dans le musée privé de Don Victorino Martín.

Sonajero, de l'élevage colombien de Vistahermosa, fut gracié le 16 février 1983 à Bogota, par César Rincon, torero de même nationalité. L'animal à l'issue du combat réintégra sa finca d'origine, Pino Montano ou il fut soigné et remis sur pattes, mais l'éleveur en proie à des difficultés financières fut contraint de se défaire de ses bêtes. Sonajero est alors acheté par un entrepreneur de spectacles taurins qui le remettra en piste le 18 août de la même année dans le village de Fuente de Oro où le torero colombien Cristóbal Pardo "El Cordobés de los Pobres"lui obtint un deuxième indulto. Sonajero ne résista pas, mal soigné il succombera trois mois plus tard.

Avispado, numéro 9 et le chiffre 0 comme guarismo, negro de poils, poids en "canal" de 236 kilos, appartenant à la ganadería de Sayalero y Bandrès blessa mortellement le 26 septembre 1984 à Pozoblanco le glorieux Francisco Rivera "Paquirri".
Les arènes étant insuffisamment pourvue en matériel médical, le malheureux diestro décédera lors de son transfert vers l'hôpital de Cordoue.

Burlero, dernier toro de cette tarde du 30 août 1985. Ce taureau negro gijón de Marcos Núñez,ôta la vie du jeune, 21 ans, et très prometteur José Cubero, "El Yiyo", dans les arènes de Colmenar Viejo d'un coup de corne en plein coeur. Il remplaçait Curro Romero
José était à l'affiche avec "Paquirri" le jour de son ultime cornada le 26 septembre 1984.

Pañolero, d'Eduardo Miura. Le 10 septembre 1989, dans les arènes d'Arles
Ce taureau cárdeno de pelage et playero de cornes, 1m 05 de largeur d'armure, marqué au fer du numéro 26, infligea une si sérieuse voltereta au premier grand toréro français Christian Montcouquiol, "Nimeño II", qu'en retombant lourdement il se fractura les troisième et quatrième vertèbres cervicales, le rendant tétraplégique.
Ce Miura initialement prévu pour les arènes de Dax échoira finalement à l'antique cirque arlésien avec les conséquences tragiques que l'on sait.
Christian se donna la mort le 25 novembre 1991.

. Timador, nº 123, 545 kg, taureau burraco de Cayetano Muñoz, faucha en début du tercio de cape le matador Julio Roblés le 13 août 1990 dans les arènes de Béziers. Cette terrible voltereta laissera le matador charro, tétraplégique de la même façon que l'inforuné Christian "Nimeño".
Suite à une intervention chirurgicale il décéde le 14 janvier 2001 à Salamanque sa ville natale.

pelea de toros

 

Buenorro, eral de pelage noir de l'élevage navarrais de Santafé Marton marqué sur le flanc du numéro 32, gracié le 4 septembre 2005 par Pepe Moral qui signait dans les arènes de Bayonne sa dernière novillada non piquée, a été embarqué à destination de Bars, dans le Gers, 32, dans la ganadería de Jean Louis Darré où il deviendra, on ne peut que l 'espérer , reproducteur. Si dans ce département le bonheur est dans le pré le "bienheureux" y broute maintenant.
Buenorro est le premier taureau gracié à Bayonne, première ville taurine de France.

 

Pajarito ,numéro 167, 503 kilos, au pelage entrepelado, de la ganadería de Cuatro Caminos, le 29 janvier 2006 dans la Plaza Monumental de Mexico. Ce petit oiseau est sorti de sa cage en seconde position pour confirmer l'alternative de Xavier Ocampo, jeune torero du pays et traversant le ruedo à toute vitesse s'est envolé au dessus de l'olivo atteignant la barrera sombra, celle des VIP, ou il blessa six personnes, une septième se fractura la hanche en tombant dans le callejon. Il fut finalement puntillé par Pablo Hermoso de Mendoza.

 

Argentino de Torrealta, sorti le 22 juillet 2006 en deuxième position lors première corrida de la Feria de Santiago à Santander, a provoqué une grande panique dans le patio de caballos. Renvoyé aux corrales car sa première charge se termina sur le burladero où il se cassa net la corne gauche. Rapidement rentré au corral on tenta de le puntiller, Argentino se rebiffa, s'échappa par une porte demeurée ouverte, attaquant les picadors présents dans le patio de caballos et manquant d'aller saluer les autres chevaux de la cuadra non protégés il sema une réelle panique avant d'être abattu par une salve salvatrice de douze coups de feu administré par la Police Nationale.

D'après certains acteurs et spectateurs de ce fait divers, c’est un miracle que la porte d’entrée débouchant sur la rue ne soit pas restée ouverte car le Torrealta aurait alors continué sa furie au dehors.

 

Universal a semé une indicible panique en blessant six personnes lors de l'encierro pamplonnais du 11 juillet 2007. Negro bragado accusant 575 kilos sur la bascule et marqué du numéro 69 ce taureau du Marqués de Domecq s'est trouvé solitaire depuis le milieu du parcours et à encorné sur le trajet un navarrais au thorax, un polonais, deux américains; très gravement un mexicain à la cuisse gauche et à l'abdomen ainsi qu'un norvégien au mollet. Universal est sorti en sixième position et a été lidié par Alejandro Talavante.

 

 

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Dernière modification de cette page le
13 mars 2011.

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