marqueur eStat'Perso La ganaderia de Juan Pedro Domecq

 

La nébuleuse Domecq
L'encaste Domecq, grâce à ses origines prestigieuses et grâce de sa grande noblesse, a servi et sert encore de base à de nombreuses ganaderías de renom.

 

devise Juan Pedro Domecq

 

En 1830 décède Vicente José Vásquez et la plus grande partie de son troupeau sera reprise par Fernando VII, roi d'Espagne.

La Réal Vacada, pâturant depuis cet achat à Aranjuez, sera ensuite revendu par sa fort peu aficionada veuve, la reine María Christina de Naples, en 1835 aux duc de Osuna et au duc de Veragua, descendant direct de Christophe Colón, ce dernier en demeurant en dernier lieu l'unique propriétaire.

L'élevage demeurera un des plus renommé tout en restant sous la domination des ducs de Veragua jusqu'à être vendu par le XVIème du nom en 1927 à Manuel Martín Alonso qui le cédera en 1930 à
Juan Pedro Domecq y Núñez de Villavicencio.
Il ne perpétuera pas la souche originelle les veraguas ne correspondant plus à l'évolution de la tauromachie.

 

fer de Juan Pedro Domecq

C'est une histoire de vins et de toros ( ça va souvent ensemble) qui débute en Béarn ou plutôt à la limite du Béarn et du Pays Basque.La famille Domecq, "Tsunami" du sang brave, est originaire d'un petit village béarnais, à deux lancers de béret de Sauveterre de Béarn, la commune de Tabaille-Usquain. Ca sonne joli à l'oreille, c'est presque exotique. L'étymologie de ce nom est floue semble-t-il.En 1385, on écrivait plus volontiers Tavalhe et Usquenh.Les deux villages, distant de quelques centaines de mètres, furent réunis en 1842. Le nom de Tabaille voudrait dire : " ensemble de maisons en torchis " et celui d'Usquain : " au-dessus de la prairie ". Toujours est-il que dans ces terres de piémont pyrénéen, Tabaille sonne béarnais alors qu'Usquain sonne franchement basque. D'ailleurs, il semblerait que les Tabaillais surveillaient le passage vers le proche Pays Basque.Les Domecq, qui aux dires de Juan Pedro Domecq Solis seraient toujours propriétaires de neuf hectares sur la commune, sont mentionnés en octobre 1385 à Usquain dans un recensement fait pour le compte de Gaston III Phébus; on y découvre la maison "Domecq et son gentilhomme".L'étymologie même du nom de Domecq va dans ce sens qui voudrait signifier en béarnais un "fief noble". Aujourd'hui, la partie française de la famille serait éteinte mais l'Espagne a fait revivre et resplendir ce produit du Béarn.
Rapidement, car l'histoire est connue, c'est un certain Pedro Domecq Lembeye qui a fondé en 1822 la société "Pedro Domecq compaña" pour commercialiser le vin de Jerez; son rang de noble l'aurait obligé à fuir la France révolutionnaire. A sa mort en 1839, c'est son frère Juan Pedro Domecq Lembeye qui reprend la gestion de la société jusqu'en 1869, en y associant peu avant sa mort son neveu Pedro Domecq Loustau. Celui-ci reste connu pour la création du célèbre Brandy "Fundador" apparu en 1874 et pour être le premier Domecq à avoir épousé une espagnole, en l'occurence une certaine Carmen Nuñez de Villavicencio. Celle-ci lui donna dix enfants dont seulement six survécurent. Juan Pedro Domecq de Villavicencio étaient de ceux-là. Pedro Domecq Loustau décède en 1894 et ne connut de gloire que posthume. En effet, en 1920, le roi Alphonse XIII ennoblit sa veuve en la faisant Marquesa de Domecq d'Usquain; rendant, même indirectement, hommage au village qui avait vu naître les aïeux de la famille.

Ouvrons ici une parenthèse, cocardière, relatant la généalogie de cette illustre famille.
Pedro Domecq Lembeye
, natif du Béarn comme "lou nouste Henri", s'expatrie et fonde en 1822 un négoce de vin à Jerez de la Frontera.
En 1939 à son décès, son frère Juan Pedro, prend les rênes de l'entreprise, la laissant en 1869 à son fils adoptif Juan Pedro de Aladro qui formera une société avec son cousin Pedro Domecq Loustau.
Pedro Domecq Loustau, demeurant en fin de compte seul propriétaire, la développera de façon très importante grâce à sa maîtrise de la production, qu'il modernisera et du commerce, qu'il internationalisera.
C'est donc ce Pedro Domecq Loustau qui convolera en justes noces avec la jerezane señora Carmen Núñez de Villavicencio et qui donneront naissance à cette lignée de fameux ganaderos à la pointe du progrès comme leurs ascendants.
Fermez la parenthèse.

 

Notre éleveur bodeguero installera donc son troupeau sur la propriété originelle de "Jandilla" située à Vejer de la Frontera, province de Cádiz.
La presque totalité du troupeau, hormis les reproducteurs, parcourt le chemin Madrid-Cádix à pied, ou plutôt à pattes, plus de six cents kilomètres, en sens inverse de ce que leurs ancêtres firent lors de leur Royale Transhumance.

Ce troupeau, veragueño, donc à l'origine, sera ensuite mâtiné, les deux années suivantes, par deux lots de becerras et de quatre reproducteurs du Conde de la Corte marqués du fer de Agustin Mendoza.
La première novillada de Juan Pedro Domecq à été lidiée à Cádiz le 5 avril 1931 et le premier taureau lidié dans la plaza madrilène de Las Ventas del Espiritu Santo le 17 juin 1931 se nommait Hortelano et fut occis par le diestro Fortuna.

En 1937, au décès du patriarche, ses fils Álvaro, Pedro, Juan Pedro et Salvador Domecq y Díez héritent de la camada.
Juan Pedro et Salvador se déferont en 1938 de la plus grande part des vaches veragüeñas ainsi que des reproducteurs croisés au profit de José Enrique Calderón.

Les frères Domecq feront dans en  1939 et 1940 un nouvel apport Vistahermosa par l'acquisition au Conde de la Corte de quarante trois femelles.
En 1940 ils achèterons la vacada de Rámon et Jaime Mora-Figueroa, fils de la marquise de Tamarón, qui la tenait directement du Conde de la Corte.

Rámon Mora-Figueroa a été depuis le début le mentor taurin de la famille Domecq et ils vont créer ensemble un type de taureau bien différenciés de ceux issus des autres branches Parladé.
Ces taureaux seront alors dès cette année là combattus sous le nom de
"Hijos de Juan Pedro Domecq y Núñez de Villavicencio".

En 1945 Álvaro qui veut voler de ses propre ailes, achète une ganadería à don Salvador Suárez Ternero qui en 1957 prendra le nom de "Torrestrella" sur les terres de la finca "Los Albujeros" à Medina Sidonia, province de Cadix.
La part familiale lui revenant ayant été presque toute vendue à son frère Salvador, cet élevage est alors formé des bêtes de Francisco Chica Navarro,(Veragua), de deux sementales du Conde de la Corte, d'une camada de Carlos Núñez et bien sûr du sang familial Jandilla. Ce troupeau se substituant au bétail de Salvador Suárez.
Il demeure encore aujourd'hui trois pour cent de Veragua dans cet élevage de grands et beau taureaux.

 

Torrestrella
Salvador lui en 1967 se sépare de ses frères Pedro et Juan Pedro et forme, avec sa part de bétail Jandilla, en 1968 sur les terres lui correspondant, la ganadería "El Torero". Il proposera son fer le 27 mai 1970.
En 1972 il acquiert au nom de ses fils les frères Domecq Sainz de Rozas un autre fer et formera un nouvel élevage avec des produits de son troupeau.
El Torero

Au décès de Juan Pedro Domecq y Díez en 1975 l'élevage qui paît sur les terres familliales de "Jandilla" à Benalup de la Sierra revient à son épouse et à ses dix fils, Domecq Solís. Il sera jusqu'en 1981 sous la seule responsabilité de Fernando.

En 1978, la partie du troupeau lui revenant, un dixième, le fer originel Vasquez, mais plus guère son génotype originel, ainsi qu'un lot de vaches et deux sementales de son oncle Salvador deviennent la propriété de Juan Pedro Domecq Solís qui s'installe à la finca "Lo Alvaro" au Castillo de las Guardas, (Séville).

En 1981 Juan Pedro adjoint quelques reproducteurs des meilleures familles de la ganadería paternelle, plus un autre de Luis Algarra d'origine identique.
Il fera lidier ses premiers produits à Valence en 1982.

 De l'ancienne ganadería de Veragua il ne demeure plus guère que le fer, le V surmonté de sa couronne ducale l'ancienneté est du 2 aôut 1790.
En 1987 Juan Pedro Domecq se rend acquéreur de l'ancien fer de Fernando Parladé. Il s'installe au Portugal sur la frontière espagnole et ses mêmes produits sont alors dénommés "Toros de Parladé.

Le reste du troupeau originel aux mains des autres fils, auquel s'est joint l'oncle Pierre, formera en 1983 la ganadería de "Jandilla", du nom de la finca de Vejer de la Frontera, primitivement sous la direction de Fernando. 
Cette ganadería d'ancienneté du 3 mai 1951, du fer des señoritas Moreno de la Cova dont le sus-mentionné tío Pedro s'était rendu propriétaire.
"Jandilla" passera en 1988 sous la direction de Francisco de Borja Domecq Solís.

 

Jandilla

Fernando
reprend en 1987 la marque du prestigieux fer navarrais de "Zalduendo" dont la présence sur les affiches s'est étendue de la fin du XVIII ème siécle jusqu'en 1939.
Il
formera sa propre ganadería avec sa part de bétail, cinquante vaches agées et soixante jeunes ainsi que comme étalons deux jeunes taureaux, plus trente vaches de deux ans de son oncle Salvador ainsi qu'un lot en provenance de Daniel Ruiz, de sang famillial Jandilla. Cet élevage marqué d'un Z qui veut dire... Zalduendo pacage en Extrémadure.
Zalduendo

 

 

Cette souche très prolifique comporte une autre ramification, celle du "Marqués de Domecq".
En 1951 don Pedro Domecq Rivero, Marqués de Domecq d'Usquain fonde un élevage brave en achetant dans un premier temps le troupeau de Salvador Noguera formé quelques années auparavant par les frères Mora-Figueroa, soit la moitié de celui de Gracía Pedrajas ainsi que des becerras et un reproducteur du Conde de la Corte. Dans un second temps seront ajoutées quelque trois cents têtes, d'origine identique, acquises aux cousins Domecq y Díez.

Cette ganadería se situe à Jerez de la Frontera et a comme ancienneté le 18 mai 1966.


marqués de Domecq
En 1995 à la mort du divin marquis, le troupeau est séparé en deux.
La partie Marqués de Domecq passe sous la direction de Fernando et de Javier Domecq López de Carrizosa et la nouvelle crée,
"Martelilla", sous celle de Gonzalo et de Juan Pedro du même nom.
Martelilla


 

los tres L'encaste Domecq, en lignage direct ou par des croisements de ses différents rameaux, est actuellement omniprésent. Il a donné naissance à une myriade de ganaderías par l'intermédiaire de ses vaches ou de ses reproducteurs.

Ayant, à l'origine fait fortune dans le négoce de vin, la famille Domecq est actuellement le premier pourvoyeuse de bétail brave de la planète des taureaux, avec tous les risques que peuvent entrainer une standardisation du taureau et par là de la corrida.

 


   En sont issus, entre autres, en totalité ou en grande partie, directement ou indirectement les élevages de:

Albarrán Olea, Don Arcadio 
Aldeanueva
Algarra Polera, Don Luis
Barral Rodríguez, Don Joaquín
Buenavista
Criado, Don Juan Manuel

Del Río Cortés, Don Victoriano 
Delgado Arroyo, José Miguel 
El Pilar 
El Torreón 
El Ventorrillo 
Escribano Martín 
Fuente Ymbro 
Ganadería de San Martín 
García Jiménez Hermanos 
Hernández Martín, Don Domingo
Jandilla
Jiménez Fernández, Doña Olga 
Jiménez Pasquau
La Dehesilla 
La Guadamilla
Las Ramblas 
Los Eulogios 
Los Guateles
Marca Rodríguez, Don José Luis
Marqués de Albayda, Herederos
Martín Arranz, Don Enrique 
Martínez Elizondo, Hijos de D. Pablo 
Martínez Pedrés, Hermanos 

Martín Lorca 
Millares, Don Manuel Angel 
Miranda y Moreno 
Molina, Don Javier 
Montalvo 
Muñoz González, don Cayetano 
Ojeda González, Don Francisco
Perez-Tabernero Montalvo, Doña Mercedes
Ponce Martín, Don Enrique

Puerta Hermanos
Puerta, Don Diego
Ramos Plaza, Herederos de D. Andrés
Ruiz Román, Don Juan Antonio 
Ruiz Yagüe, Don Daniel 
Sampedro, Hermanos
San Marcos
San Román Valdés, Don Manuel
Sánchez Benito
Sánchez-Arjona
Sotillo Gutiérrez 
Soto de la Fuente
Tabernero de Vilvis
Teófilo Segura
Tornay Maldonado, 
Toros de El Torero
Toros de Parladé
Toros de Salvador Domecq
Toros de Sanchez - Urbina 
Vázquez Fernández, Don José 
Yerbabuena 
Zalduendo 
.....etc

 

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