Les races castillanes de taureaux de corrida

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Les encastes de taureaux issus de ces âpres plateaux castillans immenses et faiblement peuplés, ont été parmi les premiers à avoir fait l'objet d'un élevage surveillé, la présence proche de la capitale, très friande de jeux taurins, leur offrant un débouché assuré.
Ces animaux à l'image de la région étaient de caractère rude et de constitution très rustique et lourde.

 

Souche Jijona

Elle était caractérisée par son pelage roux colorado, appelée jijona, ou peuvent apparaître toutes les nuances de la gamme du melocotón au retinto. Ces animaux étaient de grand gabarit, assez osseux et d'encornure importante.
Dans la première decennie du XVIIème siècle Juan Sánchez Jijón y Salcedo, intendant de la vacada du Réal Patrimonio créa une ganadería sur ses terres de Villarubia de los Ojos del Guadiana (Ciudad Réal) à partir des bêtes les plus rétives à la domestication des monts de Tolède, des plaines de Ciudad Réal ainsi que des alentours de Colmenar Viejo.
Il structura si bien son élevage que la caste pris son nom. Elle atteint l'apogée de sa gloire sous la férule de José et de Miguel Jijón.

Après de successifs et multiples héritages l'élevage fut acquis par Manuel de la Torre en 1844 ce qui mis un terme à presque deux siècles d'hégémonie de la famille Jijón sur cette variété de taureaux braves.

Cet encaste servira de souche à de nombreux élevages célèbres et très prisés en leurs temps, Aleas, Gil Flores, Vincente Martinez, Raphaël José Cabrero.

La race Jijona déjà comdamné pour sa faible capacité d'adaptation et en très importante régression depuis le début du XXème siècle a pratiquement été éliminée par un abattage massif lors de la Guerre Civile.
Seul l'élevage portugais de Condessa de Sobral, actuelle propriété de Luis Domecq, maintiendrait cet antique sang et seules quelques molécules frémissent encore dans les veines des "Partido de Resina" ex Pablo-Romero.

 

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Souche Raso del Portillo

Cet encaste de lourds taureaux rustiques, peu harmonieux, de taille et d'encornure importantes, médiocrement combatifs, court de charge et allant peu à la pique à servi, dans une faible mesure, à former la caste vasqueña.
Elle est issue des rives du Duero et a eu son heure de gloire tout au long du XIXème siècle où sa grande résistance convenait très bien à la tauromachie à cheval de la noblesse de l'époque.
Pepe-Hillo a trouvé la mort face à un taureau de cette souche, Barbudo, un taureau de la ganadería de José Joaquín Rodriguez en 1801.

Cette race brave, peu adaptée au toréo à pied moderne qui recherche plus l'esthétique que le combat pur, n'a semble t'il pas été améliorée par l'apport d'autres sangs mais sert encore aujourd'hui à fournir nombre de cabestros.

 

 

Souche Díaz Castro-Castrojanillos

Formée au XVIIIème siècle avec des bêtes domestiques et moruchas présentes sur tout le plateau castillan par Don Agustín Díaz-Castro, cette variété de taureaux durs et puissants eu son heure de gloire au début de la tauromachie à pied.
Ses héritiers vendirent la ganadería au marquis de Castrojanillos et les différentes successions et ventes éliminèrent peu à peu cet encaste assez manso.

 

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Témoins de ce bétail primitif la race Morucha est encore actuellement présente en Extremadura ou des éleveurs se sont regroupés dans une association destinée a sauvegarder pure cette race.
L'élevage est entièrement extensif, comme pour la race brave et la viande, savoureuse, issue de ces animaux est labélisée.

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