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Dite également caste aragonaise, c'est une très ancienne race brave originaire du bassin de l'Ebre, les premières notes relatives à cet encaste datent du XIVème siècle.
Selon certains auteurs cette souche aurait été formée par l'apport, lors des invasions Celtes, de bétail d'Europe du nord et dont le métissage avec les troupeaux locaux a, au fil donné naissance à cette variété.
Selon d'autres ces animaux seraient issus des anciens troupeaux de Betizus peuplant les bordures des Pyrénées et descendants très proche de l'antique uro.
Les navarrais ont une énorme personnalité, un tempérament nerveux, très encasté, infatigable, de petit gabarit et aux reins creusés (ensellés) presque toujours de pelage colorado ou castaño.
Ces taureaux portent une armure couleur caramel cornicorta et veleta des yeux assez saillants et une tête assez frisée, carifosca.
Voici l'histoire de "Llavero" selon certains peut être le taureau le plus brave de l'histoire de la tauromachie. On peut le concevoir.
Cet animal de race navarraise appartenant à la ganadería de Nazario Carriquiri fut combattu lors de la féria del Pilar de Zaragosse le 14 octobre 1866, il s'offrit la bagatelle de cinquante trois piques et envoya au desoladero quatorze chevaux. Sur la demande insistante du public on renvoya le bravissime au corrales où il mourut suite à l'énorme châtiment infligé.
Sa tête naturalisée est visible au Club Taurino de Pampelune. Elle a servi, avec d'autres, à l'initiative du gouvernement Foral de Navarra à une étude de son ADN pour déterminer le génotype de la caste Navarre.
Ces taureaux ont été au XVIII et XIX ème siècle parmi les plus recherchés pour leur jeu extraordinaire à la pique.
C'est ce type de taureaux que Goya a immortalisé dans sa Tauromaquia. Ce fut également le premier bétail brave à avoir rejoint le Nouveau Monde où ce sang a permis de former sur ce continent une race spécifique.
Les premières sélections sérieuses furent menées au XVIIéme siècle par Don Joaquín Antonio de Beaumont Escurra y Mejías, marquis de Santacara qui devint ainsi l'un des tout premiers ganadero de braves.
Cet élevage sera vendu en 1701 à Juan Escudero Valero dont le petit fils Antonio Lecumberri s'occupera dès 1756 et fixera définitivement les caractéristiques.
Cet encaste fixé formera ensuite la souche des ganaderías de Lecumberri, Francisco Guendulain, Perez Laborda, Joaquín Zalduendo, Carriquiri. Ces deux dernières existent toujours mais ne comportent pas la moindre trace d'ADN navarrais.
La dernière vache de cette très vielle souche à disparu au Mexique en 1972.
Ces ganaderías ont été en leur temps, fin du XVIIIéme début du XIXème, parmi les plus réputées aux yeux des aficionados, la tauromachie de l'époque étant principalement axée sur la suerte de varas, Llavero de Carriquirri en 1860 fut gracié après avoir pris cinquante trois piques.
En 1869 Joseph Yonnet importa en Camargue des reproducteurs de Nazario Carriquirri pour améliorer son élevage.
Mais ces taureaux à la caste presque mythique, mais de moins en moins adaptés à la façon moderne de toréer, seront peu à peu revendus.
En 1908, Don Juan Moso, Conde de Espoz y Mina, héritier de Nazario Carriquirri vendit tout son élevage à Bernabé Cobaleda ganadero de la région de Salamanque.
Les héritiers de Bernabé Cobaleda ainsi que les propriétaires ultérieurs ne conserverons pas ce sang obsolète.
Actuellement une poignée seulement de ganaderos, en Navarre et dans la région de Zaragosse, élèvent des animaux de cette race remarquable au sein de l'Asociacíon de Ganaderías de Lidia et ce bétail excelle dans les nombreuses capeas, becerradas et encierros locaux
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Origine de l'introduction du bétail brave en Amérique Latine . Elle a commencée pour une raison qui n'a rien de tauromachique. Il existe en Amérique Latine, depuis lors, une variété de bétail créole formé à l'origine par l'importation d'animaux embarqués par les conquérants dans le port gascon de Bayonne qui était à l'époque la porte de sortie du commerce navarrais. Après quatre cents ans de présence ce bétail s'est adapté au conditions climatiques et géographiques locales et sert aujourd'hui de base à de nombreux spectacles tauromachiques, l'aficion a los toros étant très enracinée dans la culture latino-américaine. Les ganaderías d' Équateur, Colombie, Pérou et du Vénezuela plus récentes ne datent que du début de ce siècle. Pour plus de renseignements cliquez :
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