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Titre: Victorino Martin

En Extremadura, province de Cáceres, à Moraleja del Peral, la finca Monteviejo abrite le siège de l'élevage du "sorcier de Galapagar" Victorino Martín Andrés, véritable rénovateur de la fiesta brava.

fer Victorino

L'ancienne propriété de Galapagar, située à proximité de Madrid, a été abandonnée au profit des terres plus "clémentes" d'Extremadura, mais le surnom du maître des lieux est resté.

 

L' origine de la ganadería de Victorino Martín, parangon de ce que doit être une ganadería brave pour les toristas, remonte à 1912 avec pour fondateur le Marquis de Albaserrada, Hipólito Queralt pour l'état civil.

En 1905 le Conde de Santa Coloma, frère du marquis sus nommé, achète à Manuel Fernández Peña la ganadería acquise par lui l'année précédente lors de la partition de la vacada de Eduardo Ibarra, provenance Murube par Dolores Monge sa veuve.

Également en 1905 le Marqués de Saltillo vends au Conde de Santa Coloma une partie de son troupeau qui sera cédée en 1913 au Marquis de Albaserrada. l'origine Saltillo provenant de Picavea de Lesaca élevage très coté en son temps.

En 1912 donc le divin marquis se sépare de son comte de frère et peaufine son élevage de grande caste et bravoure dans sa finca de Gerena proche de Seville. La ganadería est donc composée de deux sangs: le gris Saltillo et et le noir Ibarra.

Le marquis décéde prématurément en 1920 en pleine gloire et sa veuve, la Marquise de Albaserrada vendit le troupeau en 1921 à don José Bueno Catón. Celui ci déjà propriétaire de quinze vaches et de deux reproducteurs acquis auparavant directement au marquis de Saltillo, transhumera à pied, le voyage fut dévastateur et dura plus d'un mois, le bétail d'Andalousie vers l'Extrémadure et les pâtures de ses propriétés de Monteviejo.

En 1928, au décès du sus nommé, ce troupeau est scindé en deux parties, la première moitié demeurant à Doña Juliana Calvo, sa veuve, l'autre part revenant à deux des neveux de José, les frères Escudero Bueno, Roque et Bernardó de leur prénom.

En 1941 à la mort de Juliana, les neveux et nièces Antonio, Josefa, Florentina et Andréa reprennent l'élevage. Les cornus sont désormais combattus sous le nom de "Escudero Calvo Hermanos".
Il est à noter que depuis sa création cet élevage à toujours obtenu de francs succès.

En 1946 Andréa vendit sa part à Pablo Martínez Elisondo (Chopera) qui ne la conservera pas et le lot se dissoudra par croisements.

En 1954 Florentina se défait à son tour de sa part qui est est achetée par Victorino Martín et son frère Adolfo. Ceux-ci possèdent donc un tiers des droits au fer. Ils ferons également et légalement lidier leur bêtes sous le nom de "Escudero Calvo Hermanos".

Josefa elle en 1962 proposera aux frères Martín le deuxième tiers des albaserradas, soit cent cinquante vaches, leur progéniture et le semental Barquillero.

En 1965 la famille Martín acquiert à Antonio ruiné le dernier tiers du célèbre élevage y compris le droit au fer et son ancienneté, le 29 mai 1919. Ce dernier achat comprenais la propriété extrémeña de Monteviejo.
Il restera alors à Victorino à unifier ces trois parts et à homogénéiser la ganadería.

En 1989 Victorino reste seul propriétaire de l'élevage, son frère Adolfo intégrant l'Asociacíon Nacional de Ganaderías de Lidia avec une base identique.

toro y torero

Actuellement l 'élevage est sis à "Las Tiesas de Santa Maria ",et à "la Gama", la propriété "Monteviejo" n'accueille que les patas blancas du même nom.

La qualité indéniable des taureaux, lié a un marketing savamment mis sur pieds, a permis de rompre l' hégémonie omniprésente de l'encaste Domecq et a sauvé de l'ennui de nombreuses férias.

Les taureaux de Victorino Martín ont les caractéristiques de l'encaste Albaserrada c'est à dire la fusion des Saltillo et des Santa Coloma et l'on peut retrouver ces deux génotypes dans cet élevage somme toute très homogène.
Les Victorinos sont de pelage cárdeno pour les uns ou noir pour les autres et peuvent être complétés des variations entrepelado, salpicado, bragado, meano.

Les ganaderos de vaches landaises ont depuis bien longtemps acheté du bétail d'encaste Albaserrada et encore récemment des vaches à Victorino Martín.

 

En 1995 Victorino et son fils achètent une part importante de la ganadería marquée au fer de Barcial à Arturo Cobaleda.
Ce troupeau de pure souche Vega-Villar, croisement de caste Vasqueña et de Santa Coloma, très prestigieuse en son temps et dont le pelage est caractéristique, les patas blancas, n'était pratiquement plus lidié qu'en novilladas et spectacles de rejon.

Les premiers fruits de cet encaste que l'on espère restauré ont été lidiés à Madrid sous le nom de Monteviejo le 29 juin 1999

victoro devise Victorino Martin Devise: Azul y encarnada.
Señal: Hoja de higuera aux deux pavillons

 

Toros remarquables de Victorino Martín

 

Si on ne compte plus les innombrables vueltas al ruedo données par ses pupilles voici quelques taureaux parmi les plus marquants.

 

................ Jaquetón, en 1975, Bodeguero, en 1976 et Conducido en 1978, à Madrid pour la Feria de la San Isidro, tour de piste et prix de la féria. Trois fois en quatre ans .

Mendiaonza, à Bilbao,en 1975, tour de piste et prix de la féria.

Pobretón, Playero, Emboscado, Director, Hermosito et Carcelero, lidiés à Madrid le 1 juin 1982 par Ruiz Miguel, Luis Francisco Esplá et José Luis Palomar deux oreilles chacun, sortie à hombros des trois diestros du ganadero et du mayoral par la Grande Porte.
Certains critiques taurins ont qualifiés cette course de corrida du siècle .

Velador, en 1982, lidié par José Ortega Cano lors de la corrida concours de la Presse, à las Ventas est à ce jour le seul et unique taureau gracié dans cette plaza éminemment torista et importante. Velador est naturalisé en pieds dans le petit, mais combien grandiose musée privé de Don Victorino. Désormais  innofensif

Garboso gracié également par José Ortega Cano en 1994 à Olivenza.

Pelotero dont la vie a été pardonnée par Pepín Liria le 26 juin 2000 à Badajoz.

Muroalto, marqué du numéro 170, 538 kilos sur la romaine habillé de poils cárdenos, lidié en seconde position et gracié par le venteux Juan José Padilla, San Sebastián, Guipuzcoa, le 21 août 2005.

 

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